Description de la rivière Tousquet et son bassin  Plan d'écotourisme de la rivière et du bassin Tousquet Bref historique du retour des Acadiens, après leur déportation de l'Acadie, au comté de Yarmouth Les Français-Acadiens et les nations amérindiennes Sentier de nature Wedgeport Les Acadiens reviennent en leur chère Acadie (1767) (un vidéo de 400KB)


Description de la rivière Tousquet et son bassin

Introduction La rivière Tousquet et son bassin présentent une destination écotouristique comprenant une vaste région de 3000 kilomètres carrés (1158 milles carrés) située à la pointe sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.  

La région consiste en un bassin côtier avec une ligne de partage des eaux intérieures associées à la grande rivière Tousquet. Ce nom est dérivé d'un mot Mi'kmaq: «Neketaouksit», qui signifie la «grande rivière fourchue à marées». Cet environnement unique et diversifié a offert ses ressources naturelles au peuple des premières nations Mi'kmaqs pour plus de 7000 ans, ainsi qu'aux premiers colons acadiens français depuis le tout début du 17ème siècle. Dans un contexte de développement durable, les Acadiens d'aujourd'hui peuvent offrir un ensemble écotouristique bilingue, plein d'aventures et de découvertes mélangées d'histoire locale et de patrimoine.  

L'histoire naturelle de la région sera présentée en deux segments. La première section décrit l'environnement naturel du bassin et ses corrélations avec les Acadiens. La deuxième décrit l'histoire naturelle de la rivière Tousquet d'une manière semblable pour présenter les Acadiens dans leur environnement naturel.  Description du basin

1. Traits physiquesHAUTLe bassin de la rivière Tousquet a une largeur de 32 kilomètres (20 milles) entre les caps de Pointe-Chebogue et Pubnico-est-le-bas. Le littoral entre ces deux frontières est irrégulièrement dentelé sur une distance de 500 kilomètres (310 milles) de péninsules, pointes, faîtes, drumlins (collines basses) et eskers, tous d'une orientation nord-sud et séparés par beaucoup de canaux d'entrées de la marée, estuaires, anses et baies. Les hautes marées de l'estuaire de la «grande rivière fourchue à marées» (Tousquet) transportent de l'eau salée sur une distance de 24 kilomètres (15 milles) à l'intérieur des terres. De la côte vers le large, il y a un archipel de 365 îles qui sont des drumlins de diverses dimensions. 

Un trait dominant du bassin de la rivière Tousquet est sa vaste région de marais salés, occupant plus de 8000 acres (3232 hectares), représentant un tiers des marais salés de la province. Ces marais sont segmentés d'innombrables canaux de marée, criques, étangs et fossés d'écoulement. Des étendues de vasières sont aussi visibles à marée basse. Ces marais et vasières sont associés aux îles côtières et au littoral dentelé d'anses abritées, de baies, de canaux, d'estuaires et de lacs de marées .2. Géologie et végétationHAUTLes sols des marais sont des dépôts de particules minuscules de vase et de sédiments. Une dense couverture d'herbes salées pousse sur les marais pendant que les vasières sont partiellement recouvertes par des herbes à outarde. Quelques pointes et îles sur les bords ouest et sud du bassin sont recouverts de dépôts glaciaires composés de galets de granite. Cependant, la plupart du littoral et des îles sont des drumlins de schiste, d'ardoise ou de quartzite. Sur les terres poussent des forêts de sapins blancs, sapins baumiers, érables rouges, bouleaux et trembles. Les endroits plus abrités peuvent contenir des chênes rouges et des pins blancs. Les sapins noirs et les mélèzes se trouvent davantage dans les marais.  

Des terres ont été défrichées pour l'agriculture ou pour encourager l'augmentation naturelle des bleuets. Beaucoup d'îles sont boisées par du bois mou, tandis que d'autres sont recouverts d'herbages et/ou d'arbrisseaux. La forêt ne s'est pas régénérée sur certaines îles qui ont été complètement dénudées de leurs arbres en raison de feux ou de la récolte humaine. Quelques îles plus grandes ont des étangs, des marais d'eau fraîche et des marécages. Quelques rivages ont des plages sablonneuses, des galets et des fonds rocheux où pousse une variété de plantes marines. 

Dans la zone intermarée, c'est-à-dire entre la limite de la marée haute et la marée basse, les algues (goémons) flottantes se rattachent aux roches tandis que les herbes à outarde poussent sur les vasières. Cette zone du littoral n'est ni mer ni terre mais peut être plus riche que chacune de ces deux. Cet habitat sur la lisière de la marée est très important dans le bassin Tousquet autour des nombreuses îles et sur ce vaste littoral irrégulier. Au delà de la limite de la marée basse, dans l'eau peu profonde permettant la pénétration du soleil, des mousses et des plantes de varech se rattachent aux boulders et aux récifs rocheux pour constituées des forêts marines. 

3. Qualité de l'eauHAUT 

Les éléments nutritifs sont apportés dans le bassin de la rivière Tousquet par le courant d'eau douce des rivières et ruisseaux environnants, et par les marées d'eau salée provenant du large jusqu'aux marais salés situés le long de la côte. Les marées du bassin sont influencées par la Baie de Fundy adjacente qui a les plus hautes marées au monde. La plupart des courants d'eau douce coulent de la grande rivière Tousquet et de quatre plus petites rivières soit Chebogue, Little, Abrams et Argyle. 

Le courant d'eau douce rencontre les fortes marées dans le bassin peu profond et parsemé d'îles. L'agitation résultante ainsi que la montée et le mélange des éléments nutritifs crée un des environnements d'eau saumâtre les plus productifs en Nouvelle-Écosse. De la matière de plantes mortes (détritus) telles que les feuilles, les herbes salées, les herbes à outarde et les plantes marines sont la base nutritive de la vie marine et la productivité. 

4. FauneHAUT 

Beaucoup d'espèces animales sont attirées par l'habitat productif et diversifié du bassin de la rivière Tousquet. Les lisières des marais salés et les criques influencés par la marée sont particulièrement attirants pour les animaux à fourrure tels que le rat musqué, le vison, la loutre, le raton, le renard et le coyote. Beaucoup d'îles côtières sont visitées par des espèces animales de la terre ferme tels que l'ours noir et le chevreuil. Lièvres, écureuils, grouses, petits mammifères, reptiles et amphibies habitent la plupart des îles côtières. Quelques espèces de souris et de serpents ont réussi à peupler quelques-unes des îles hauturières. L'écureuil rouge, le lièvre, le rat musqué et le faisan ont été introduits avec succès sur quelques-unes de ces îles. Les mammifères marins les plus nombreux sont les phoques et les marsouins. 

Les vasières sont occupées tard en été par des migrations d'oiseaux de rivage. Les hivers doux et les étendues d'herbe à outarde, libres des glaces, attirent des grandes volées de canards et d'outardes hivernants. Au début de l'automne, des oiseaux chanteurs migrateurs et des faucons se concentrent sur les nombreuses péninsules ainsi que sur les grandes îles, pendant la migration vers le sud. Les îles hauturières sont célèbres pour le grand nombre de colonies d'oiseaux de mer tels que les goélands, eiders, cormorans, hérons, pétrels, sternes, guillemots et macareux, qui viennent y faire leur nid. Une colonie rare de sternes de Dougall est décrite comme étant la plus grande et la plus viable au Canada et représente la moitié de la population canadienne. Le macareux moine est aussi un nicher rare dans le bassin Tousquet. Les grands rapaces du bassin sont les balbuzards nicheurs en été, les aigles d'Amérique hivernants et les hiboux résidents. L'île la plus au sud (La Grande Île) est reconnue pour sa grande diversité d'oiseaux chanteurs et autres espèces d'oiseaux durant les migrations du printemps et de l'automne. Les espèces d'oiseau exotiques trouvent souvent refuge sur cette grande île quand ils deviennent fatigués ou désorientés pendant la migration. 

La zone intermarée et la forêt marine des plantes aquatiques sont de riches habitats fréquentés par des invertébrés, des mammifères, des oiseaux et des poissons du bassin Tousquet. 

La vie aquatique du bassin est exceptionnellement diversifiée. Les espèces qui émigrent vers les rivières sont le saumon, le gaspareau, l'alose, l'éperlan, l'anguille et les rares poissons blancs de l'Acadie. Les estuaires et lacs à marée fournissent un habitat aux poulamons (petites morues), à la perche zébrée et aux huîtres isolées. Un grand lac à marée a aussi des espèces de poissons très distincts. Le poisson le plus important de la chaîne alimentaire des marais salés est le fretin «mummichog». Les vasières produisent des palourdes et des vers. Le fond marin rocheux abrite une abondance sans égale de homards, crabes et moules. Des bancs de maquereaux et de harengs abondent pour attirer thons, tasergals et chiens de mer. Les espèces de poissons de fond incluent morue, goberge, aiglefin, flétan et flet.  

5. Relations humainesHAUT 

Les Mi'kmaqs vivent dans cette région depuis 7000 ans. Ils ont vécu principalement de chasse et pêche. Des matières de base telles que le bois, les os et la pierre leur ont permis de fabriquer des outils pour survivre tels que canoës, raquettes, flèches, lances, haches, couteaux, barrages de poisson et pièges à animaux. Leur habilité pour la chasse a été améliorée avec l'usage de chiens de chasse. 

Les Mi'kmaqs dépendaient de la disponibilité saisonnière et de l'abondance de la faune. Beaucoup étaient nomades entre le bassin côtier et l'intérieur des terres puisqu'ils dépendaient de la disponibilité des palourdes, crustacés, mammifères marins, saumons, anguilles, orignaux et autres animaux à fourrure. D'autres étaient sédentaires et capables de survivre à la tête d'estuaires de la rivière où la marée haute rencontre l'eau douce. 

Durant les années 1500 les européens, faisant la traîte de la fourrure et la pêche, ont visité ces côtes. En 1604, des explorateurs de France ont officiellement réclamé et «colonisé» cette nouvelle terre. Un poste de traite a été établi afin de continuer le commerce de la fourrure avec les Amérindiens. Une source historique suggère que le tout s'est déroulé à la Pointe Chebogue en 1607 où une colonie d'Acadiens français s'est installé plus tard. Pour réussir dans le commerce de la fourrure et apprendre des habiletés de survie sur cette terre austère, la présence et la coopération des Mi'kmaqs étaient essentielles. L'intégration réciproque des Acadiens et Mi'kmaqs était une pratique courante. 

Les premiers colons acadiens sont venus à la Pointe Chebogue avec quelques connaissances de la pêche et de l'agriculture. L'attirance initiale du commerce de la fourrure a été agrémentée par la richesse de la pêche. En 1690, M. de Saccardy a rapporté que la pêche dans cette région était la meilleure de toute l'Acadie. Lorsque des animaux domestiques ont été importés pour la nourriture et le travail, la nourriture provenant du fourrage a été nécessaire pour la subsistance pendant que la terre boisée était défrichée. La grande région de marais salés, d'une superficie de 343 hectares (837 acres), le long de l'estuaire Chebogue fournissait du foin salé. 

Les Acadiens sont devenus des maîtres constructeurs de levées et d'aboiteaux pour assécher les marais salés. Ces structures ont asséché les régions choisies à marée basse et empêchaient l'afflux de l'eau salée à marée haute. Le pâturage ou le foin résultant étaient plus nutritif que le foin salé. Des légumes, du grain et du lin étaient aussi semés sur ces prés réclamés. Des vestiges de ces structures sont encore présents aujourd'hui. Un ancien aboiteau fut récemment trouvé dans le sédiment d'un pré et est présentement en montre au Musée acadien de Pubnico-Ouest. Les Acadiens creusaient un grand nombre de fossés d'écoulement sur les marais salés pour améliorer leur culture de foin salé. Ce foin salé était empilé sur des échafauds, des plates-formes élevées au-dessus des marais mous et humides. Cela conservait le foin jusqu'à l'hiver, jusqu'à ce que la gèle durcisse la terre, permettant ainsi son déplacement. 

Depuis environ 150 ans, la communauté acadienne a survécu et a grandi. Au moment de la déportation environ 1000 habitants vivaient aux environs du bassin de la rivière Tousquet et au-delà de Chegoggin jusqu'à l'île du Cap Sable. Leur expulsion de la région eut lieu principalement en 1756, 1758 et 1959. En 1767, après le Traité de Paris de 1763, quelques acadiens ont commencé à revenir pour se rendre compte que la plupart de leurs terres avaient été accordée aux immigrants de Nouvelle-Angleterre surnommés les «Planteurs». Les Acadiens tenaces ont habité les terres moins fertiles des nombreuses péninsules et îles près des zones de pêche. L'agriculture est devenue moins importante que la pêche même que les marais salés étaient encore utilisés pour nourrir les animaux de la ferme jusqu'aux années 1960. Les boeufs et les chevaux étaient nécessaires à l'exploitation de la forêt pour la construction de bateaux de pêche et des navires qui entretenaient des relations commerciales partout dans le monde jusqu'au début des années 1900. 

Aujourd'hui, le secteur primaire de l'industrie de la pêche a placé un grand nombre de communautés acadiennes le long des anses, des péninsules et des plus grandes îles côtières qui sont interconnectées par des routes, des ponts et des chaussées. Quand l'infrastructure s'est convertie du déplacement en bateau aux chemins, beaucoup de petites communautés ont abandonné ces îles. Cependant, beaucoup de ces îles ont encore des demeures de pêcheurs qui sont près des zones de pêche et qui sont habitées par ceux-ci pendant l'apogée de la saison au homard. 

Une infrastructure d'environ 40 quais publics est éparpillée le long du littoral du bassin pour fournir l'accès aux eaux et rivages. Beaucoup de petits quais sont dans des régions plus isolées et offrent des vues panoramiques, la découverte de souvenirs et l'observation des oiseaux. De plus grands quais utilisés pour la pêche commerciale servent de ports pour les grands bateaux de pêche et pour les usines de poissons. Les nombreuses demeures des îles ont des quais privés qui sont pleins de cages à homard durant la période hors saison. Des croisières et des tournés écotouristiques sont aussi disponibles aux îles pour la dégustation de homards, visites des demeures, phares et visites panoramiques, l'observation de phoques et d'oiseaux, interprétation géologique et historique avec de l'information sur la pêche, sur les îles et sur l'élevage de moutons. Des tournées en kayak de mer sont aussi disponibles pour une expérience dans la nature parmi les îles côtières. Des anses paisibles et des baies qui sont accessibles par l'entremise de passages aux grands courants de marées sont des lieux propices aux expériences en kayak. 

Les flottes de bateaux de pêche d'aujourd'hui sont équipées d'une technologie moderne qui a réduit le besoin de phares. La flotte locale est représentée avec de nombreux bateaux aux homards et une flotte réduites de seineurs au hareng et dragueurs de poisson de fond. Quelques bateaux sont le produit de constructeurs locaux. Plusieurs bateaux sont d'usages multiples en se convertissant à la pêche au filet maillant, la palangre, la pêche à l'espadon ou au thon. Les autres pêches comprennent les palourdes, les gaspareaux, les verres de vasières et les algues marines. Des projets d'aquaculture sont aussi entrepris dans la région. 

La pêche sportive au thon rouge était une industrie majeure entre 1935 et 1970. Le village de Wedgeport est maintenant connu comme la capitale historique de la pêche sportive au thon. Un musée local commémore cette réalité. La perche zébrée fournit une pêche sportive dans les estuaires pendant l'été. Des tasergals envahissent parfois le bassin pour fournir une expérience de pêche sportive exceptionnelle. La pêche sportive au poisson de fond peut être expérimentée par bateau ou sur plusieurs quais. La pêche hivernale de l'éperlan et du poulamon (petite morue) dépend des conditions de la glace.  

Les différentes chasses telles que canards, outardes, chevreuils, lièvres, grouses et faisans, le long des marais côtiers, des vasières et des îles sont un autre exemple de l'utilisation de la faune par les Acadiens. Quelques trappeurs piègent des animaux à fourrure qui vivent dans les environs des marais salés. L'utilisation non consommatrice de cet environnement pittoresque et enchanteur inclut la photographie de la nature, l'observation des animaux, l'ornithologie, les randonnées sur les côtes, les bains de soleil, l'observation paysagère, le kayak de mer, la croisière des îles, les tournées d'automobile, le vélo, la randonnée et l'interprétation de la nature le long de pistes désignées et sur les parcours d'anciens chemins de fer maintenant abandonnés. 

6. TempératureHAUT 

Le confort de la température de la région peut être considéré une attraction unique. Des fronts météorologiques traversent l'océan Atlantique, de l'ouest à l'est, pour atteindre la pointe du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. La température relativement constante de l'océan produit de l'air frais pendant l'été et un air doux en hiver. Des vagues de chaleur qui traversent l'océan plus frais produit de la brume qui refroidit l'air chaud. De confortables bains de soleil peuvent être expérimentés à trois plages de la région. La région propose aussi deux terrains de golf.  

7. PatrimoineHAUT 

Les écotouristes peuvent faire l'expérience de l'hospitalité, la gentillesse et le patrimoine des acadiens bilingues en visitant les nombreuses communautés de la région du bassin de la rivière Tousquet. Des communautés avoisinantes ont été isolées par la topographie de la terre et de la mer. Un observateur perspicace remarquera que chaque communauté a développé des caractéristiques distinctives en généalogie, la physionomie, le parler, la nourriture, les méthodes de pêche et les coutumes. Trois festivals d'été apportent des occasions uniques pour les visiteurs d'être témoin des coutumes du patrimoine acadien. Cinq musées présentent l'histoire locale et acadienne. Le musée de Wedgeport présente la capitale historique mondiale de la pêche sportive au thon ainsi que d'autres aspects de l'industrie de la pêche. À Tousquet se trouvent le plus vieux tribunal et la plus vieille prison encore existants du Canada, construits en 1804-1805. On y présente des aspects historiques du gouvernement, de la généalogie et de la culture. L'église catholique de Sainte-Anne-du-Ruisseau présente le patrimoine religieux des acadiens. La Pointe-à-Rocco est l'emplacement historique de la première chapelle (1784) construite dans la région après le retour des acadiens après la déportation. Une réplique de cette chapelle commémore l'emplacement. Le Musée acadien de Pubnico-Ouest se spécialise sur la généalogie et la recherche historique. Un autre complexe de musée à Pubnico-Ouest est la reproduction d'un village historique acadien avec de vieux bâtiments restaurés qui datent d'aussi loin que 1832. 

La région a beaucoup de belles églises, de vieilles et modernes maisons, des bâtiments historiques, phares, naufrages, monuments, pierres tombales, murs de pierres, digues et autres structures d'importance historique. À la Pointe Chebogue, les «Cadiens» de la Louisiane sont récemment revenus à leur patrie pour opérer la «Ferme d'Acadie» où les visiteurs sont accueillis pour une dégustation de fromages de fabrication artisanale et des produits naturels. La communauté de Petite Rivière revendique l'origine d'une espèce de chien de chasse au canard appelé le Nova Scotia Duck Tolling Retreiver. Cette espèce est la seule native et enregistrée en Nouvelle-Écosse . 

8. InfrastructureHAUT 

La pointe sud-ouest de la Nouvelle-Écosse peut être visitée via l'aéroport de Yarmouth, situé sur la frontière ouest du bassin de la rivière Tousquet. Deux traversées en traversier sont possibles entre le port de Yarmouth et les États de la Nouvelle-Angleterre. Deux principales autoroutes partent de Halifax, capitale de la Nouvelle-Écosse, pour suivre les limites ouest et sud de la province et se terminer sur la pointe sud-ouest où se trouve le bassin de la rivière Tousquet. Plusieurs routes secondaires font aussi partie de l'infrastructure. Des directions plus détaillées peuvent être obtenues des centres touristiques d'information de la Nouvelle-Écosse. 

Les nombreuses communautés littorales sont situées le long des estuaires et sur les nombreuses pointes, îles et péninsules. Elles sont toutes liées par des ponts, des autoroutes et chaussés qui offrent de belles vues panoramiques. Les communautés situées sur les pointes et les péninsules sont aussi reliées par des quais et par accès en bateau de pêche. L'accès aux îles où se trouvent les demeures de pêcheurs peut seulement se faire par bateau.  

9. HébergementHAUT 

L'hébergement et les restaurants sont soit des hôtels, motels, gîtes du passant, et centres commerciaux. Un total de plus de 900 chambres est disponible dont la majorité est située dans le centre de Yarmouth sur la frontière ouest du bassin de la rivière Tousquet. Sur la frontière est le village de Pubnico-Ouest offre aussi de l'hébergement et des services touristiques. Deux principaux terrains de camping sont aussi disponibles dans la région.  Description de la rivière 1. Caractéristiques physiquesHAUT 

Cinq rivières et plusieurs ruisseaux coulent dans le bassin versant de la rivière Tousquet. La Petite rivière et la rivière Abrams peuvent être considérées comme des estuaires. Les rivières Chebogue et Argyle sont plus grandes et elles ont des estuaires considérables, toutefois, ils atteignent seulement l'intérieur des terres sur une courte distance de 10 kilomètres (6 milles) au-delà de la marée haute. En comparaison, la rivière Tousquet (grande rivière fourchue à marées) est immense. L'estuaire est d'une longueur de 24 kilomètres (15 milles) de Wedge Point à Tusket Falls. Au delà de la marée haute, la grande rivière Tousquet atteint l'intérieur des terres sur une distance de 93 kilomètres (58 milles) jusqu'à son origine, le lac Tousquet Long. 

La principale rivière et ses 10 fourches ont une longueur totale de 354 kilomètres (220 milles) le long du drainage de 176 lacs et d'innombrables ruisseaux. Un total de 213 lacs s'écoule dans les rivières et ruisseaux du bassin versant. Beaucoup de ces lacs ont encore des noms Mi'kmaqs. 

La principale rivière Tousquet coule du nord au sud et généralement divise la région hydrographique en deux sections : l'ouest et l'est. 

2.Géologie et végétation (section ouest)HAUT 

La principale rivière Tousquet et ses trois branches de l'ouest (Annis, Carleton et Wentworth) coulent sur un sol principalement composé de Greywacke, quartzite, schiste et ardoise. Les drumlins, doucement vallonnés, font obstacle au drainage des eaux pour créer des rivières calmes et des chaînes de lacs faites en long. Prés et marécages font aussi partie d'un paysage qui expose une excellente croissance forestière. 

Étant une partie de la région forestière acadienne, la forêt est principalement composée de sapins rouges, pruches, pins blancs, avec des feuillus sur le sommet des drumlins. Ces feuillus incluent l'érable à sucre, le bouleau jaune, le hêtre et le chêne rouge. Dans les régions plus basses poussent le sapin noir, le sapin baumier, le mélèze, l'érable rouge, le bouleau blanc, le frêne et le tremble. Quelques régions ont été très défrichées pour l'agriculture et quelques vieux champs ont des repousses de sapins blancs. La plupart de l'ancienne forêt a été coupée mais quelques vieux bosquets sont encore debout. Les bords des lacs et des ruisseaux peuvent inclure des plantes de plaine côtière qui sont considérées rares. 

La principale rivière Tousquet s'allonge vers le nord grâce à deux rivières qui s'y rattachent : la rivière Silver et la rivière Caribou. Ces deux rivières coulent sur un sol où de nombreux boulders de granite couvrent de façon irrégulière le paysage. Les sols de granite sont peu profonds, lessivés et très acides. La composition des arbres de la forêt a une description semblable à celle de la principale rivière Tousquet, sauf qu'on y retrouve des régions où le sol est désertique ou semi-désertique. 

3.Géologie et végétation (section est)HAUT 

La géologie et les traits végétatifs de la principale rivière Tousquet s'étendent pour de courtes distances dans la portion est de la région hydrographique. Cependant, l'amont de trois branches (East Branch, Cold Stream et Quinan), coulent sur un sol très différent. Deux branches secondaires, la Napier et la Muskpauk, font aussi partie du drainage est. 

La rivière East Branch et la rivière Napier drainent un grand plateau de brûlis granitiques à une élévation de 400 + pieds. Comme le nom le sous-entend, le soubassement est de granite avec une mince couche de granite rocailleux. La surface du paysage n'a aucun drumlin et est parsemée de gros boulders de granite. De grandes étendues de soubassement exposé peuvent être trouvées. L'écoulement faible a créé beaucoup de ruisseaux qui coulent entre des lacs irréguliers peu profond, marécages et marais. Sur le bord de la région hydrographique, quelques lacs ont des plages de sable de granite blanc. Les glaciers ont formé des eskers prédominents qui sont reconnus pour être les plus longs des maritimes. 

Ce terrain fait partie de la région sauvage Tobeatic. Cette région protégée (1000 kilomètres du carré / 386 milles du carré) est la seule région sauvage qui reste en Nouvelle-Écosse. L'amont de la rivière East Branch est à un portage de canoë de la rivière Shelburne, rivière sauvage la plus reculée en Nouvelle-Écosse. Cette «rivière patrimoniale canadienne» fait le lien entre la rivière Tousquet et le parc national Kejimkujik. 

Les sols de granite présentent un contraste captivant dans la composition de la végétation. Non seulement ils constituent quelques-unes des terres les plus désertiques dans la région, mais ils en supportent aussi des bosquets de vieille forêt les plus significatifs. Des pousses vierges et de vieilles pousses de pin rouge, pin blanc et ciguë sont exceptionnellement bien développées le long des vallées de la rivière, des bords des lacs et des îles. Les brûlis et les semi-brûlis sont peu peuplés par des pousses rabougris de pins blancs, sapins noirs, bouleaux, trembles, érables rouges et chênes rouges. La végétation au sol est dominée par des arbrisseaux denses tels que myrtilles, houx, lauriers, viornes et aulnes. Les épinettes noires, les érables rouges et les mélèzes sont communs dans les sites plus marécageux. 

Les causes des terrains désertiques (brûlis) et semi-désertiques incluent des brûlures répétées du sol, le lessivage excessif du sol résultant en une faible fertilité, strate de sol ferré et présence excessive de roches et d'arbrisseaux denses qui empêchent la pousse d'arbres. 

L'amont des rivières Cold Stream et Quinan draine une étendue de terrains désertiques (brûlis) avec un soubassement géologique différent où l'on retrouve du quartzite, argile et schiste. Le brûlage répété du sol est principalement la cause de ces brûlis. La perte de la matière organique à cause des feux a réduit la capacité du sol à favoriser une bonne repousse forestière. La région caractérise quelques drumlins et eskers éparpillés avec de nombreux lacs et un drainage relativement libre d'obstacles naturels. 

La végétation naturelle semble avoir été de pins blancs et chênes rouges, mais beaucoup de collines ne comprennent que des épinettes noires et des arbrisseaux tels que bleuets, lauriers et myrtilles. Les crêtes de monts où les sols sont plus profonds contiennent encore des pins blancs et des chênes rouges ainsi que des érables rouges et des bouleaux blancs. Dans les emplacements plus bas poussent des sapins noirs, sapins baumiers, mélèzes et érables rouges. Les rivages et les îles des lacs «Great Barren» et «Quinan» ont encore la présence de vieilles pousses de chênes rouges et de forêts assorties. Cette région est sur le bord d'une petite exposition isolée de sols et de roches granitiques. 

L'affluent Muskpauk draine une région qui est plus typique de la géologie du littoral avec des crêtes, drumlins et eskers de schiste, d'ardoise ou de quartzite. Des grandes tourbières se sont développées ici avec une végétation forestière et des brûlis comme décrits ci-dessus. 

4. Qualité de l'eauHAUT 

La plupart de l'eau de la rivière Tousquet provient des eaux de ruissellement. Les neiges fondantes et les pluies fournissent le niveau maximum de l'eau au printemps et à l'automne. Les eaux qui s'infiltrent à travers du grand nombre de tourbières sont brunâtres à cause des substances organiques telles que le tannin qui sont naturellement acides. Les pluies acides augmentent l'acidité de l'eau puisque le roc solide cède très peu de minéraux neutralisant l'acidité. Le rendement de ces eaux est généralement très pauvre. 

Quelques lacs d'eau limpide provenant de sources sont moins acides parce qu'ils ne reçoivent pas de tannins et de substances organiques des marécages. La pénétration de la lumière du soleil permet la vie de plantes à des plus grandes profondeurs. Cependant, le manque des substances organiques rend ces eaux limpides moins productives que les eaux brunâtres. 

Les eaux des régions de granite à l'est sont moins productives. Au contraire, les branches à l'ouest de la rivière Tousquet sont les plus productives puisqu'ils s'écoulent de sols plus fertiles. 

5. FauneHAUT 

Les grands mammifères du terrain incluent l'orignal, le chevreuil et l'ours noir. Une population restante d'orignal de l'ouest de la Nouvelle-Écosse est associé avec les broussailles et brûlis de la région sauvage Tobeatic. L'introduction du chevreuil a apporté «la maladie de l'orignal» et a donc forcé le déplacement de la population d'orignal dans les terres plus boisées. Au tournant du siècle, un petit troupeau de caribou a disparu. Les ours noirs sont abondants dans les brûlis et semi-brûlis dû à l'abondance de baies. 

Les lièvres sont exceptionnellement abondants à l'apogée des cycles dans les brousses et arbrisseaux où les prédateurs naturels tels que les chats cerviers, faucons et hiboux abondent aussi. Écureuils et suisses sont principalement trouvés dans les régions boisées. 

Les vastes régions de lacs et ruisseaux lents fournissent un habitat pour les castors, les loutres et les visons. À la fin du 19e siècle, le castor de la Nouvelle-Écosse a presque été exterminé par le sur-piégeage. Une population restante a survécu, dans les parties éloignées du littoral, de la rivière Tousquet. Dans les années 1930, des castors vivants ont été capturés ici et été réintroduits à d'autres parties de la province. 

À l'intérieur des terres, les rats musqués sont rares, étant plus nombreux dans les marais côtiers plus fertiles. Les renards et les belettes chassent des souris et des musaraignes dans les brûlis, régions boisées, vieux champs et le bord des marais. Les martres et les pékans ont été récemment réintroduits aux régions boisées pendant que le coyote est arrivé de façon naturelle dans les années 1970. Les maladies passées ont extirpé la population de mouffette, un animal rare pendant que le raton est abondant près des habitations humaines le long de la côte. 

Les oiseaux chassés incluent la gélinotte huppée dans les régions boisées et les faisans introduits le long de la côte. Le long de la rivière Tousquet est connu pour les volées migrateures de bécasses. 

Les oiseaux aquatiques qui se reproduisent dans les zones humides de l'intérieur des terres incluent le canard noir, le morillon à collier, le canard branchu, le bec-scie et le huard. Les sons sauvages du huard peuvent être entendus autour des nombreux lacs virginaux. Une grande variété de petits oiseaux peut être aperçue dans la forêt diversifiée, arbrisseaux et sur le long des brûlis. 

Les rivières ont une présence très considérable de gaspareaux migrant de l'océan pour frayer. On y retrouve aussi une petite présence de saumons de l'atlantique dans les branches plus fertiles et moins acides de la rivière Tousquet. Le corégone acadien, rare poisson, peut encore exister. Les pluies acides et les barrages hydroélectriques ont changé l'abondance du passé de ces poissons. La truite mouchetée est trouvée partout dans les eaux moins acides et plus fraîches. Les lacs peu profonds dont les eaux sont plus chaudes contiennent les perchaudes, bar-perches, barbottes, anguilles et plusieurs espèces de fretins. Le petit brochet et l'achigan à petite bouche ont été introduits et sont bien établis dans plusieurs lacs. Les lacs très acides contiennent seulement des anguilles et des perchaudes résistantes. 

Des amphibies et des reptiles sont aussi trouvés dans cet environnement. La rare tortue de Blanding se retrouve seulement autour de la région du parc Kejimkujik tandis que la tortue peinte et la tortue hargneuse sont plus fréquentes. Toutes les espèces de serpent ne sont pas venimeuses. 

6. Relations humainesHAUT 

La population des premières nations Mi'kmaqs a vécu dans cette région pour 7000 ans en exploitant les ressources de la côte et de la terre. La grande rivière fourchue à marées permet l'accès aux canoës vers les ressources intérieures. D'après Père Le Loutre (1748), les Acadiens faisaient la traite avec les Autochtones des castors, loutres, renards, martres, ours, loups, chats cerviers, caribous et orignaux. Il a rapporté que cette région (Cap Sable) était reconnue pour la chasse à l'orignal et que l'on y trouve «une si grande quantité d'anguilles qu'on pourrait en charger des navires». 

Les premiers colons acadiens du début des années 1600 ont adopté beaucoup de techniques de survie des Mi'kmaqs. Certains se sont intégrés avec les Autochtones. Ils ont sûrement compté sur les voyages en canoës et à l'accès à la rivière pour les saumons, truites, anguilles, orignaux et animaux à fourrure. Des vestiges de pierres liés à la construction, des barrages à anguilles et des fosses à orignaux peuvent encore être trouvés. 

Les habitations acadiennes sont restées côtières pour 150 ans. Ensuite, quelques acadiens se sont échappés de la déportation en se cachant avec les Autochtones de l'intérieur des terres. D'autres se sont installés à l'intérieur des terres lorsqu'ils sont retournés après la déportation. Les communautés de Belleville et Quinan ont été fondées dans les années 1780. Quinan était originairement connu comme les «Fourches» tout comme les Mi'kmaqs se référaient à la rivière Tousquet comme «la grande rivière fourchue à marées». Dans cette région la rivière Tousquet se divise et beaucoup de sentiers partent d'un emplacement traditionnel appelé la «Roche à Viande». 

Les fermiers Acadiens de Belleville et Quinan ont aussi utilisé les ressources forestières. Pendant l'hiver, les arbres étaient coupés avec des haches et des scies et traînés sur les lacs gelés par des boeufs. Le dégel du printemps a fourni l'eau dans les rivières pour faire la drave jusqu'aux moulins à scie fonctionnant à l'eau. 

Dans les années 1800, les produits du bois venant de l'intérieur des terres ont été utilisés dans l'industrie de la construction de navires le long du littoral du bassin Tousquet. Plusieurs acadiens étaient capitaines de voiliers pour le commerce du bois de charpente et autres produits vendus partout dans le monde. Le commerce de la marchandise incluait la contrebande de boissons alcooliques pendant les années de prohibition. 

L'industrie forestière a prospéré tout le long de la rivière Tousquet. Une opération historique a été localisée sur la rivière Silver, située tout près du lac Tousquet Long. De 1895 à 1912, la famille Stehelin de France a établi une colonie indépendante et éloignée qui a opéré un complexe industriel de moulins à scie. Le bois de charpente produit en «Nouvelle-France» a été livré à un Weymouth prospère à l'aide de boeufs et par une locomotive à vapeur qui se déplaçait sur des rails en bois. Trente ans avant que l'électricité atteigne Weymouth, cette colonie éloignée était éclairée à l'aide d'une dynamo hydroélectrique. Les Acadiens appelaient la Nouvelle-France «La Ville Électrique». Des travaux de restauration ont été entrepris à cet emplacement historique. 

Beaucoup d'Acadiens qui habitaient l'intérieur des terres sont devenus habiles comme «guides» pour les sportifs dans la recherche de saumons, truites et orignaux. Dans les années 1940 et 1950, une explosion de la population des chevreuils introduits a créé une plus grande demande pour les guides de chasse. Beaucoup de camps de chasse traditionnels existent encore le long des sentiers boisés. 

Les nombreux sentiers dans la région de Quinan ont mené à plusieurs ressources tel que les genoux de sapin pour la fabrication de navires; les cercles de bouleau pour les barils; la faune pour la survie ou le sport; et les baies pour la nourriture. Beaucoup de brûlis ont été créés pour produire du broutage pour la faune et des récoltes commerciales de bleuets. Un emplacement historique pour les bleuets est appelé «La roche Aggie». 

Aujourd'hui, l'agriculture dans les environs de la rivière Tousquet est moins importante tandis que l'industrie forestière continue à être importante. L'histoire de l'exploitation minière est associée à quelques mines d'or abandonnées et une grande mine d'étain maintenant inactive. La pêche aux gaspareaux est encore considérable et une petite pêche à l'anguille existe encore sur la rivière Tousquet. La pêche sportive, la chasse et le trappage sont encore considérés comme des activités traditionnelles. 

Des valeurs incommensurables peuvent être attribuées à la grande diversité et à la beauté du paysage. Les nombreux lacs virginaux et les rivières offrent des randonnées privées en canoë, en kayak et en bateau. Les guides locaux sont familiers avec une diversité d'itinéraires en canoë qui offrent des aventures dans les rapides et/ou dans les rivières plus calmes. Le canotage de printemps et d'automne est recommandé dans la plupart des rivières à cause des conditions sèches d'été. Tous les cours d'eau de la rivière Tousquet peuvent être interconnectés par de longs itinéraires en canoë qui suivent le courant. Les itinéraires plus courts peuvent être, navigués pendant l'été pour visiter des vieilles forêts. Les multiples couleurs de feuilles d'automne offrent une expérience esthétique exceptionnelle. 

Quelques parties de la région sauvage Tobeatic peuvent seulement être accédées à pied ou par des parcours en canoë et des portages dans des terrains très difficiles. Quelques lacs le long d'itinéraires ont des îles ou des rivages avec des forêts vierges et des plages de sable blanc. La rivière Shelburne (rivière du patrimoine canadien) est la plus éloignée et pittoresque. Le paysage est un contraste de lacs, eaux calmes, brûlis, eskers, broussailles, prés et forêts vierges. Cette rivière fournit un lien en canoë entre le cours d'eau Tousquet et le parc national Kejimkujik. Les légendaires roches «Jim Charles» et «Jonction» sont localisées dans l'habitat d'une population d'orignaux restants. 

Quelques sentiers historiques Mi'kmaqs le long d'eskers éloignés restent relativement inaccessibles dans la région sauvage Tobeatic. Beaucoup de sentiers traditionnels qui partent de la «Roche à Viande» ont maintenant été interconnectés par les utilisateurs de véhicules tout terrain. La région riveraine entière a un énorme potentiel pour les randonnées pédestres et sentiers d'interprétation de la nature. Quelques emplacements tels que «Indian Look-Off» et «French Hill» offrent de belles scènes à perte de vue. La vieille route «old coach» a une origine historique incertaine. Quelques pistes interprétatives ont été développées dans la région. 

La rive de la rivière Tousquet peut garantir à l'écotouriste beaucoup d'aventures en nature tels que la photographie de la nature, l'observation d'animaux, ornithologie, observation paysager, canotage, kayak, tours d'automobile, randonnée pédestre, vélo, interprétation de la nature et historique avec un mélange du patrimoine acadien. 

7.ClimatHAUT 

Comparé au temps côtier, le climat de l'intérieur des terres est plus chaud en été et plus froid en hiver. La neige et les accumulations de glace deviennent plus importantes alors que l'élévation du paysage augmente. Les amoncellements de brume côtière atteignent rarement une distance très lointaine l'intérieur des terres. Il est aussi possible de faire l'expérience du bronzage solaire dans les emplacements isolés ou sur une plage d'un lac au parc Ellenwood. 

8. PatrimoineHAUT 

Le patrimoine acadien peut offrir une expérience inoubliable aux écotouristes en visitant les communautés de Belleville et Quinan. Les gens bilingues sont très amicaux et hospitaliers. Le siècle dernier, Belleville était connu pour les artisans et les charpentiers adroits. Des maisons du 19e siècle bien entretenues attestent ce fait. Les résidents de Quinan sont encore connus pour leur amour de la nature et leur rapport avec la flore et la faune. Cette tradition a été transmise par les anciens guides. 

Quinan est la communauté acadienne située la plus à l'intérieur des terres et associée avec le bassin côtier de la rivière Tousquet. Une autre communauté acadienne est située à Corberrie sur le côté nord-ouest de la rive Tousquet, le long de la rivière Wentworth. Ce village est cependant une extension vers l'intérieur des terres de la grande communauté acadienne de la Baie Sainte-Marie. 

9. InfrastructureHAUT 

L'accès à la rive de la rivière Tousquet est par l'infrastructure décrite pour le bassin de la rivière Tousquet. L'aéroport, terminal pour traversiers et les autoroutes majeures se raccordent avec beaucoup d'autoroutes secondaires et de routes d'accès pour atteindre l'intérieur des terres et croiser la rive à plusieurs endroits. Les frontières ouest et est peuvent être accédées par des autoroutes. L'autoroute #203 permet les voyages de l'ouest vers l'est pour diviser la rive de la rivière Tousquet en deux sections sud et nord. La région sud contient beaucoup de sentiers qui proviennent de la «Roche à Viande» tout près de Quinan. L'autoroute #203 forme une partie de la frontière de la région sauvage Tobeatic dans la section nord. L'interdiction d'accès aux véhicules motorisés est présentement prise en considération pour protéger cette région. L'accès sera peut être limité aux sentiers pédestres et itinéraires en canoë. Les eaux canotables se retrouvent partout dans la région entière de la rive. 

10. HébergementHAUT 

La plupart des hébergements pour la région riveraine se trouvent le long du littoral tel que décrit dans la description du bassin de la rivière Tousquet. Quelques cabanes et chalets sont disponibles à l'intérieur des terres. Des terrains de camping et des emplacements pour des tentes sont disponibles au parc Ellenwood et à Arcadia. Monter une tente en plein air est une option pour l'aventurier endurci. 


Plan d'écotourisme de la rivière et du bassin Tousquet Introduction 

L'extrémité sud-ouest de la Nouvelle-Écosse est une destination d'écotourisme qui offre un bassin côtier et un bassin hydrographique intérieur associé à la rivière Tousquet : la magnifique rivière fourchue à marées des Mi'kmaqs. Cet environnement unique et diversifié de 3 000 kilomètres carrés abrite quelques communautés d'Acadiens bilingues qui voudraient offrir une variété d'expériences d'écotourisme basées sur la nature, la culture et l'histoire. 

L'écotourisme 

La majorité des écotouristes cherchent une destination capable d'offrir une ambiance de repos et de relaxation dans un décor naturel. Ils cherchent une diversité d'expériences comportant des excursions d'aventure peu rigoureuses dans des lieux naturels où ils peuvent explorer, découvrir et comprendre les particularités d'une région. Les écotouristes ont un grand respect de la nature, de la culture et de l'histoire et ils ont le désir de mieux connaître les personnes et les communautés qui vivent en harmonie avec leur environnement. 

En choisissant de se situer dans un contexte de développement durable, les Acadiens bilingues espèrent être en mesure d'offrir aux écotouristes de multiples expériences qui leur permettront de participer de manière passive et active à un environnement diversifié et pittoresque associé à un bassin océanique et à un bassin versant. 

Liste des expériences proposées 

Expériences du littoralRETOURNEZ AU LISTE 

L'infrastructure constituée de chemins, de ponts, de jetées, de lieux d'accès public, de quais, de bateaux, de kayaks et de communautés servira de toile de fond à la définition des expériences du littoral en écotourisme. On les appréciera d'autant plus que le climat océanique offre une ambiance confortable avec des étés frais et des hivers cléments. Les particularités naturelles uniques pourront être présentées et interprétées aux écotouristes par des livrets d'information, des pamphlets, des panneaux explicatifs, des kiosques, des sentiers de nature, des lieux d'accès public, des tours et des croisières. 

Les frontières terrestres du bassin Tousquet sont séparées par 32 kilomètres en ligne directe, cependant la côte s'étire sur 500 kilomètres de littoral échancré et le bassin est parsemé de 365 îles. L'écotouriste a donc la possibilité d'y visiter les nombreux lieux, les péninsules, les îles, les bras d'eau et les baies pour goûter aux particularités et aux formations naturelles associées aux grosses marées. Les marées qui transportent des dépôts d'alluvion marins depuis des milliers d'années ont formé de très grandes étendues de vasières ou de platins de marrée basse, des marais salés, des chenaux de marée et des étangs. La force des marées a également abouti à la formation de lacs intercotidaux, d'étangs formés par un cordon littoral, de rives sablonneuses, de rivages rocheux et d'estuaires de rivières. Le « littoral » appelé aussi zone intercotidale ou intertidale, qui se situe entre les limites de la marée haute et de la marée basse, mérite d'être vue par l'écotouriste comme un habitat d'exploration unique en raison de la richesse et de l'étendue de cet habitat « bordant » la région du bassin. Le mélange de substances nutritives amené par les marées constitue un environnement privilégié pour les poissons, la faune et les plantes marines qui peuvent devenir objets d'interprétation. 

On peut encourager les écotouristes à visiter quelques unes des plus grosses îles côtières en empruntant les routes, les ponts, les jetées ou les pistes de nature. Ils vivront une expérience insulaire « pittoresque » en découvrant les forêts côtières et le littoral. On pourra également diriger les touristes vers des plages choisies ou vers des sites d'observation de couchers de soleil. 

On peut présenter aux écotouristes un aperçu des relations humaines qui se sont tissées dans cet environnement côtier vierge au cours des années et qui sont ancrées dans l'histoire des Acadiens et des Mi'kmaqs. Les communautés de pêcheurs acadiens sont parsemées le long des nombreux estuaires, péninsules, baies et îles. Elles sont accueillantes et offrent des services bilingues. Le touriste peut « se plonger dans la culture » en visitant les villages, les festivals, les musées, les églises, les sites historiques, les quais, les flottilles de pêche, les phares et les terrains de golf. 

Quelques-unes des particularités du littoral peuvent être présentées comme étant uniques dans un forfait d'écotourisme. Les grands marais salés, l'archipel des îles, les nombreux quais publics ainsi que les autres points d'accès au littoral offrent des occasions uniques à l'écotourisme. Une faune d'oiseaux diversifiée et la pêche lucrative du bassin Tousquet offrent des débouchés fort intéressants. 

Expériences des marais salésRETOURNEZ AU LISTE 

Les aires protégées du bassin Tousquet comptent 8 000 acres de marais salés qui représentent un tiers de la surface totale des marais salés naturels de la province. Les marais salés se situent parmi les environnements les plus productifs du monde et on ne pourrait minimiser leur importance sur le plan écologique lorsqu'il s'agit du transfert de substances nutritives par les marées dans les eaux du large. Les pionniers acadiens étaient très dépendants des marais salés qu'ils utilisaient pour produire le fourrage salé pour leur bétail. On a reconnu leur ingéniosité dans leur capacité de réclamer les marais de la mer et de les transformer en terrains agricoles producteurs en construisant des digues, des aboiteaux et des canaux d'écoulement. 

Il est possible d'offrir un forfait d'exploration des marais en fournissant à l'écotouriste des pamphlets, des itinéraires de routes, des suggestions de lieux d'accès et des panneaux. Il pourra vivre une expérience d'appréciation des marais simplement en observant une vue panoramique de ceux-ci à côté de la route. Certains marais spécifiques pourraient offrir une interprétation de leur formation géologique, des écosystèmes liés à la marée, des habitats de la faune et des tranches d'histoire acadienne qui y sont liées. On pourrait diriger le touriste vers certains vestiges ou répliques de digues, d'aboiteaux, de canaux d'écoulement ou de meules de foin salé montées sur des plates-formes de marais utilisées pour l'entreposage. L'écotouriste pourra également découvrir un système d'aboiteaux avec les vestiges d'une digue en pierre de 1 000 pieds. C'est ici que la société Ducks Unlimited a créé un nouveau marais sur des terres anciennement asséchées situées sous le niveau des marées hautes. On peut voir les restants d'un aboiteau acadien dans un musée local. 

Expériences des îlesRETOURNEZ AU LISTE 

Les 365 îles côtières du bassin et au large du bassin de Tousquet offrent des possibilités énormes d'écotourisme. L'accès aux îles se limite surtout aux déplacements par bateaux offerts sous forme de croisières d'écotourisme, d'excursions de kayaks de mer, ou par le biais d'ententes avec les pêcheurs ou les propriétaires de bateaux. 

Les courants prononcés associés aux marées de ce bassin peu profond parsemé d'îles abonde de substances nutritives propices aux poissons et à la faune. Les écotouristes peuvent s'attendre de voir des oiseaux et des mammifères marins dans cet environnement pittoresque. Environ 60 de ces îles abritent des lieux de nidification de 12 différentes espèces d'oiseaux marins. Les prises de homards de ces lieux se situent au premier rang mondial. Des guides et des livrets pourraient présenter une interprétation écologique de la diversité des îles par rapport au poisson, à la faune, à la géologie et à la végétation. On prévoit tailler des pistes d'interprétation sur quelques-unes des plus grosses îles. 

L'histoire des relations humaines qui ont évolué sur ces lieux de pêche pourrait aussi être présentée à l'écotouriste. Les Mi'kmaqs des Premières Nations et les pionniers acadiens associaient ces îles à leur survie. Avant l'avènement des moyens de transport modernes, les Acadiens et les Planters qui habitaient plusieurs de ces îles y exploitaient, à proximité des lieux de pêche, des usines de poisson et de mise en conserve du homard. La région a aussi une histoire d'épaves de bateaux. 

À Wedgeport, un musée présente la région comme la capitale historique de la pêche sportive aux thons. Quelques-unes des îles ont des vestiges d'édifices associés à cette pêche. 

À l'heure actuelle, on trouve sur 10 de ces îles, des petits villages pittoresques de cabanes de pêcheurs appelées « shanties », de quais montés sur échasses et de casiers à homard. Les pêcheurs les utilisent encore pendant la haute saison de la pêche aux homards. On trouve des phares sur quelques-unes des îles tandis que d'autres sont utilisées pour faire l'élevage traditionnel de brebis. 

Expériences de quaisRETOURNEZ AU LISTE 

Avant de proposer des débouchés d'explorations aux écotouristes, il est essentiel de pouvoir compter sur des sites d'accès publics pour se rendre à la mer et sur les côtes. On a identifié environ cinquante quais ou lieux d'accès publics le long du bassin de Tousquet. La plupart des éléments mentionnés dans les « expériences du littoral » peuvent être présentés aux écotouristes sur ces sites publics. Des pamphlets axés sur des tours de quais pourraient présenter une description des lieux de chacun des sites tout en notant certaines attractions spécifiques telles que la possibilité d'observer les oiseaux. 

Huit gros complexes de quais sont associés aux communautés de pêche, aux flottilles de pêche et aux contacts avec les pêcheurs dans un environnement naturel. Six autres quais plus modestes et moins affairés abritent quelques bateaux seulement dans un environnement vierge. On peut pêcher de la plupart de ces quais (à marée haute surtout) et ils disposent d'installations pour lancer des bateaux. 

Treize petits quais sont pratiquement à secs à marée basse et sont rarement utilisés par des pêcheurs. Leur isolement relatif dans un environnement pittoresque offre une certaine « intimité » aux écotouristes. On prévoit l'installation de panneaux d'interprétation sur ces lieux de choix pour faire connaître la nature et l'histoire. Vingt-trois autres sites d'accès public qui n'ont pas de quais offrent des débouchés semblables. On pourrait fournir des tables de pique-nique sur ces sites. 

Expériences d'observation d'oiseauxRETOURNEZ AU LISTE 

Il est possible d'observer des oiseaux dans la plupart des environnements de la rivière et du bassin Tousquet. Toutefois, les observations les plus singulières seront liées aux habitats côtiers. 

L'observation des oiseaux du bassin offre des possibilités très diversifiées. Certaines péninsules et les plus grosses îles agissent de goulet migratoire pour les éperviers et les oiseaux chanteurs lorsqu'ils se dirigent vers le sud à l'automne. Les vasières ou platins de la marée basse attirent des concentrations d'oiseaux de grève pendant leur migration à la fin de l'été. Les marais, les côtes et un refuge d'oiseaux attirent plusieurs espèces. L'absence de glace en hiver attire des canards, des oies et l'aigle à tête blanche. 

Le balbuzard niche le long des îles côtières et des estuaires. Douze différentes espèces d'oiseaux marins ont des colonies de nidification dans environ soixante îles. On peut compter parmi ceux-ci le macareux de l'Atlantique et le sterne de Dougall, une espèce assez rare. Le point géographique le plus méridional de la Nouvelle-Écosse, Seal Island, est reconnu comme le paradis des observateurs d'oiseaux pendant les migrations de printemps et d'automne de tous les groupes d'oiseaux. 

On pourrait préparer des pamphlets à l'intention des observateurs amateurs et d'autres pour les observateurs d'expérience. L'écotouriste serait dirigé vers des sites d'observation choisis associés à des quais, à des points d'accès, à des lieux pittoresques le long des routes, à des sentiers pour l'observation d'oiseaux, à des croisières en bateau et à des excursions en kayak. On devrait aussi fournir des informations sur les saisons et les dates les plus propices et sur les conditions des marées. Le forfait pourrait également offrir une liste des espèces d'oiseaux communes dont on peut « garantir » la présence à certains moments et à certains endroits. Des points d'appât pourraient être alimentés pour faciliter l'observation de l'aigle à tête blanche qui y passe l'hiver. 

Expériences des pêcheriesRETOURNEZ AU LISTE 

Les circuits d'exploration des pêcheries pourraient être basés sur des livrets interprétatifs et des tours guidés dont l'objectif serait de faire connaître aux écotouristes les communautés de pêche acadiennes, les quais commerciaux, les lancements de bateaux, les flottilles de bateaux de pêche, les excursions éco-tours et les musées. L'objectif de ce forfait interprétatif serait de faire voir l'importance des pêcheries par rapport à la survie des Mi'kmaqs, à l'exploration européenne et à l'installation des Acadiens dans le bassin de Tousquet. L'interprétation écologique de ce riche banc de pêche est également importante. 

Il est possible de présenter l'évolution historique de l'industrie locale de la pêche par le biais de livrets, par les interprétations du Musée du thon et par des circuits axés sur la construction de bateaux, sur les communautés insulaires, sur les usines et les installations de mise en conserve des îles, sur les cabanes et les quais des îles, sur les phares, sur les épaves de bateaux et sur les vestiges historiques. 

Une autre facette de l'écotourisme se rapporte à l'interprétation de l'équipement et des installations de pêche. Ceux-ci comprendraient toute la gamme à partir des innovations mi'kmaqs jusqu'à la grande diversité de bateaux, d'engins, de filets, de casiers, d'usines de transformation du poisson, de viviers à homards, d'ateliers de construction de bateaux et de machineries et de sites d'aquaculture. 

Le forfait interprétatif devrait aussi comprendre une liste descriptive des nombreuses espèces de poisson, d'invertébrés, de flore marine et de faune associés aux diverses pêcheries. On associe certaines espèces aux zones hauturières, aux bassins, aux estuaires, aux lacs côtiers, au littoral, aux eaux intérieures et aux sites d'aquaculture. On pourrait songer à l'installation de certains panneaux ou kiosques interprétatifs sur les quais. 

On souhaiterait que les contacts d'écotourisme qui se feraient avec les pêcheurs, ou autour des quais et des bateaux de pêche mèneraient à l'amélioration des expériences existantes et à la découverte de nouvelles expériences, notamment de croisières éco-tours, d'excursions de kayak de mer, de sorties de pêche en haute mer, de pêche guidée dans les eaux intérieures, de pêche familiale sur les quais, de cueillette de myes (coques) et de moules, et de dégustation de fruits de mer. 

Expériences de rivières et de lacsRETOURNEZ AU LISTE 

Les eaux côtières du bassin Tousquet sont liées à un réseau d'estuaires, de rivières, de lacs et de nombreux ruisseaux. La majestueuse rivière fourchue à marée (Tousquet) comprend un estuaire de 24 kilomètres et dix affluents qui déversent 176 lacs. 

Un forfait d'exploration éco-tour devrait se référer à l'importance historique des voies d'eau comme moyen de lier les ressources côtières aux ressources intérieures. La survie des Mi'kmaqs nomades était dépendante des déplacements en canot entre les lieux de pêche et de chasse. Lorsque les Acadiens s'installaient à l'intérieur des terres, ils choisissaient des bords de rivières ou de lacs afin d'avoir accès aux ressources forestières. 

Pour saisir l'ampleur exceptionnelle des liens qui existent entre le bassin hydrographique de la rivière Tousquet et les terres qui y touchent, il faudrait inclure des éco-tours en avion. Un tracé du bassin hydrographique illustrant également l'infrastructure routière pourrait diriger les visiteurs vers les communautés intérieures, les guides, les parcs et les sites historiques tels que la Nouvelle-France. Des chemins choisis dirigeraient l'écotouriste vers des lieux pittoresques et contrastés de forêts, de terrains désertiques, de roches en granite, de marais ou mocauques et de champs entrelacés par les rivages vierges de lacs et de ruisseaux. Des sentiers pédestres bordant les routes, des rampes pour lancer des bateaux et des excursions de canot pourraient guider l'écotouriste vers des chutes d'eau, des rapides, des ravins, des nigagans mi'kmaqs (barrages) à anguilles, des plages, des digues de castor, des sites de moulins et des peuplements mûrs de forêt associés aux cours d'eau. 

Le forfait éco-touristique pourrait également faire l'interprétation de l'écologie de cet environnement naturel d'eaux « brunes » en insistant sur les rapports mutuels entre le poisson et la faune. La meilleure manière de faire l'expérience de cet environnement du bord de l'eau est de se plonger dans une excursion de canot ou de kayak qui est déjà une expérience en soi. 

Expériences de canot ou de kayakRETOURNEZ AU LISTE 

Le bassin de Tousquet avec son bassin hydrographique d'estuaires, de rivières et de lacs se porte bien aux déplacements traditionnels en canot ou en kayak. L'écotouriste pourrait faire la rencontre de guides locaux et de fournisseurs d'équipement qui sont en mesure, à l'heure actuelle, de proposer des expériences en plein air tout en fournissant des interprétations écologiques et historiques. Les excursions de kayak en mer suivent le flux des marées entre les îles côtières et à l'intérieur des plus grands estuaires. Le canotage en eau salé est conseillé uniquement dans les estuaires protégés et les lacs côtiers. Le canotage d'eau douce, en canot ou en kayak, peut se faire en suivant le bord des lacs vierges ou en se dirigeant dans le courant de rivières qui offrent des eaux vives et des eaux dormantes. 

On prévoit fournir aux écotouristes des cartes de base indiquant les nombreux cours d'eaux navigables en canot ou en kayak dans la région du bassin hydrographique de Tousquet. À l'heure actuelle, il est nécessaire d'avoir recours aux connaissances et aux mesures sécuritaires fournies par des guides locaux. Éventuellement des descriptions détaillées seront fournies pour toutes les routes sur des cartes publiées par sections. Les renseignements routiers, certifiés et normalisés, devraient comprendre les terrains de stationnement, les points d'accès, les conditions d'eau saisonnières, les niveaux de difficulté, les compétences requises, la fonctionnalité en période sèche, la direction, la longueur, la durée, les chutes d'eau, les rapides, les dangers, les portages, les sites de campement, les basses à anguilles, les sites historiques et la faune liée au lieu. 

Les nombreuses routes de canot et de kayak sont des liens à des lieux importants le long du littoral tels que la côte, l'intérieur des terres, les communautés, les centres de tourisme, les sentiers de nature, les sites historiques, les parcs et les aires de nature sauvage. 

L'accès à la région Tobeatic Wilderness se fait uniquement à pied ou en empruntant les routes et les portages traditionnels de canot utilisés par les Mi'kmaqs. Ceux-ci traversent des paysages accidentés et très diversifiés de lacs rocheux, de rapides, d'eaux dormantes méandriques, de champs, de marais, de plages sableuses, d'eskers, de terres désertiques avec roches en granite, de terrains broussailleux et de vieux peuplements forestiers. La région sauvage du bassin hydrographique Tousquet donne accès, par canot, à la rivière sauvage la plus éloignée en Nouvelle-Écosse, la rivière Shelburne. Par ailleurs, cette rivière du patrimoine canadien est liée par voie de canot au Parc national Kejimkujik. 

Expériences de la forêt acadienneRETOURNEZ AU LISTE 

Les forêts du bassin hydrographique Tousquet se trouvent dans la région de la forêt acadienne qui est une zone transitoire entre la forêt caducifoliée et la forêt aciculifoliée du Nord. Un mélange de plusieurs espèces de feuillus et de conifères de différents âges offre à l'écotouriste un environnement diversifié. On pourrait faire l'interprétation des forêts par le biais de livrets et de panneaux et en désignant des routes pour voitures, des sentiers de nature et des parcours pour canots qui orienteraient le touriste vers des sites où l'on pourrait voir certaines particularités de la Forêt acadienne à différents stades de sa succession. Le forfait interprétatif pourrait également présenter l'écologie unique de la faune et l'histoire des relations humaines associée à la diversité de la forêt. 

La régénération de la forêt débute généralement avec de l'herbe et des arbustes qui sont remplacés par des conifères et des feuillus d'espèces « pionnières ». Celles-ci sont graduellement remplacées par des espèces « climaciques ». En général les espèces d'arbres dont la durée de vie est courte sont graduellement remplacées par un sous-étage d'espèces tolérantes dont la durée de vie est longue et, après un certain temps, la forêt se transforme en forêt climacique perpétuelle. 

En raison d'incendies et de la coupe du bois, très peu de Forêts acadiennes se maintiennent dans un état de forêt climacique perpétuelle. Néanmoins, il est possible de diriger l'écotouriste qui est à la recherche d'une expérience primitive vers des restants de peuplements de forêt que l'on décrit comme étant des peuplements « vierges », des peuplements « vieux » ou des peuplements « mûrs ». Ces lieux sont surtout accessibles par canot. 

Les peuplements forestiers d'arbres rares sont une autre attraction unique pour l'écotouriste, tout comme les forêts côtières exposées aux éléments et au sel, les feuillus colorés de l'automne et les terrains désertiques dépourvus d'arbres. 

Expériences des terrains désertiques (brûlis)RETOURNEZ AU LISTE 

Une caractéristique spécifique à la région du bassin hydrographique Tousquet est la présence de larges étendues de terrains désertiques sur des collines et des plateaux adjacents aux plaines forestières basses et au littoral. Les explications des terrains désertiques sont nombreuses, cependant l'omniprésence de roches est généralement associée aux terrains désertiques de type « granite » et les incendies à répétition aux terrains désertiques de type « feu ». La distribution des arbres rabougris, la structure géologique et la composition des arbustes diffèrent pour chacun de ces deux types de terrains désertiques. Les zones de broussailles plus denses sont appelées terrains semi-désertiques. 

Un forfait éco-tour axé sur l'exploration des terrains désertiques peut offrir une interprétation descriptive des types de terrains, des causes de leur formation, de leur géologie, de leur végétation et des habitats périphériques liés à la faune et aux interactions humaines. L'expérience des terrains désertiques peut être enrichie par des pistes traditionnelles en « terrain stérile », des parcours de canot et des routes pour voitures qui permettront de voir des transitions pittoresques entre les forêts et les terrains désertiques parsemés d'immenses roches en granite. Une route asphaltée traverse un très grand plateau de « terrain stérile de type granite » qui forme une partie de la frontière sud du Tobeatic Wilderness Area. On prévoit tailler une piste de nature avec panneaux interprétatifs dans cet endroit. 

Expériences de lieux sauvagesRETOURNEZ AU LISTE 

Les abords d'amont du bassin hydrographique Tousquet font partie du Tobeatic Wilderness Area. Cette « zone protégée » de 1000 kilomètres carrés borde le Parc national Kejimkujik et on le qualifie de dernier lieu sauvage en Nouvelle-Écosse. Son statut de zone protégée limitera tout probablement l'exploitation de l'écotourisme à un accès à pied ou en canot. L'écotouriste à la recherche d'un environnement naturel non modifié y trouvera un terrain accidenté, avec plusieurs grosses roches et présentant certains risques. Les amateurs devraient s'y abstenir. 

Une partie de l'extrémité sud de cette région est une route asphaltée qui donne accès aux sentiers pédestres traditionnels qui bordent la région sauvage. On prévoit, pour l'autre côté de la frontière marquée par le chemin, des sentiers interprétatifs avec panneaux et pamphlets appropriés expliquant les paysages typiques en granite et les lieux historiques. 

La meilleure manière d'explorer le Tobeatic Wilderness est en empruntant les parcours de canot traditionnels et les portages établis par les Mi'kmaqs des Premières Nations. L'isolement de la région exige l'accompagnement de guides professionnels. Les parcours de canot traversent des paysages très diversifiés et divergents de lacs rocheux, de rivières dormantes et de rapides, de plages au sable blanc, d'eskers allongés, de terrains désertiques de type granite, de terrains broussailleux, de champs marécageux et de lacs bordés de forêts de vieux peuplement et de peuplement vierge. On y trouve également une rivière du patrimoine canadien, la rivière Shelburne, qui est la plus sauvage et la plus isolée de la Nouvelle-Écosse. Celle-ci permet d'accéder au bassin hydrographique du Parc national Kejimkujik par un portage. On y verra une faune unique, dont une population relativement importante d'ours noirs et les restants d'une population d'orignaux. 

Une autre des propositions d'écotourisme se rapporte à l'exploration de lieux sauvages sur des anciennes pistes sauvages de Mi'kmaq qui longeaient la cime des eskers allongés que l'on peut accéder à partir de routes ou de cours d'eau. L'esker « Turnpike » s'étend sur 14 kilomètres, le plus long aux provinces Maritimes. 

Il est à souhaiter qu'à l'avenir la province de la Nouvelle-Écosse jugera bon de développer des lieux de campement isolés dans le cadre d'une expérience de lieux sauvages. 

Expériences d'eskersRETOURNEZ AU LISTE 

L'exploration d'eskers présente une expérience d'écotourisme tout à fait unique. Il s'agit de formations issues de la fonte des glaciers il y plusieurs milliers d'années. Les eskers sont des crêtes en gravier, longues et étroites, avec une forte pente. Ils ont été formés par des torrents sous-glaciaires qui transportaient des dépôts de gravier entre les bancs de glace. Les glaciers en retrait ont éventuellement taillé dans le paysage ces « lits de ruisseaux secs » longs et élevés. 

Ces eskers sont la fondation de pistes d'animaux, d'anciens parcours de Mi'kmaq et de sentiers et de chemins contemporaines. Plusieurs offrent une vue élevée et panoramique des paysages environnants : lacs, ruisseaux, marais, vasières de marée, îles, champs, mocauques, terrains désertiques, forêts ou espaces sauvages. On pourrait diriger l'écotouriste vers divers eskers dont la longueur varierait entre un et quatorze kilomètres. 

Certains eskers sont la base de routes qui pourraient offrir une expérience douce en voiture. D'autres sont accessibles par des chemins ou des cours d'eau mais ils exigeraient que l'on marche pour accéder à certaines destinations telles que les marais côtiers et les grands mocauques et lieux sauvages. Certains parcours de canot ont des portages sur les eskers. 

Le forfait éco-interprétation pourrait inclure des pamphlets et des panneaux se rapportant à la géologie, à l'écologie, à la faune et à l'aspect historique de l'environnement des eskers. 

Expériences des marécages (mocauques)RETOURNEZ AU LISTE 

Les écotouristes sont fascinés par le fait que les marécages étaient autrefois des lacs et des étangs peu profonds. Une matière organique que l'on nomme « tourbe » est formée par la croissance et la mort de la sphaigne. Lorsque l'accumulation se fait plus rapidement que la décomposition, les lacs à bas-fond sont remplis pour former des marécages et éventuellement des forêts. Les marécages sont un état de transition entre l'eau et la terre. 

Le bassin hydrographique Tousquet contient plusieurs marécages qui donnent aux lacs et aux ruisseaux tributaires une coloration brunâtre. Certaines substances organiques appelées « tannins » colorent les eaux de ruissellement qui se filtrent à travers le marécage. 

On pourrait utiliser des sentiers de nature, des pamphlets, des panneaux et des kiosques pour expliquer aux écotouristes l'aspect fascinant de la transition des marécages ainsi que l'écologie et les relations entre la faune et les humains. Certaines propositions uniques se rapportant aux marécages chercheront à combiner une variété d'expériences à offrir à l'écotouriste. Un marécage situé au bord d'un chemin pourrait offrir une expérience facile d'interprétation des marécages tandis que les visiteurs plus enthousiastes seraient dirigés le long d'un sentier d'esker diversifié menant à un grand marécage. Un court parcours de canot pourrait donner accès à un bord de lac avec deux sentiers d'eskers parallèles qui longent un grand marécage et qui permettrait d'entrer dans le marécage. On prévoit également un sentier de nature sur une grosse île côtière qui mettrait en valeur une forêt côtière et deux marécages. 

Expériences de la fauneRETOURNEZ AU LISTE 

Dans sa recherche d'un logo, le Projet de la rivière et du bassin Tousquet s'est arrêté sur des symboles de faune associés à la fois au bassin hydrographique intérieur et au bassin côtier. Le huart à collier habite les lacs et les rivières sauvages intérieures mais il hiverne dans les eaux côtières. Le goéland argenté est d'abord un oiseau de côte mais il fréquente aussi les régions intérieures. 

Toutes les expériences écotouristiques proposées se rapportent à des habitats qui présentent des rapports uniques entre les animaux de la faune. Chaque expérience devrait présenter une interprétation d'un de ces rapports uniques afin de satisfaire la curiosité de l'écotouriste en quête de connaissances. D'autres informations se rapportant à la région entière pourraient être fournies par le biais de livrets sur la faune décrivant sa diversité et son abondance ainsi que sur les écosystèmes associés aux poissons, aux amphibiens, aux reptiles, aux oiseaux et aux mammifères. On devrait insister sur l'interprétation des caractéristiques uniques de la faune et sur l'importance historique des ressources de la faune dans la vie des Mi'kmaqs et des Acadiens. 

L'observation d'oiseaux et de la faune est un élément important des activités d'écotourisme et elle est liée de façon innée aux expériences de la côte et des terres intérieures, des sentiers de nature, des tours et des croisières. Des guides et des propriétaires de centres touristiques locaux pourront offrir des points d'appât pour faciliter l'observation de l'ours noir et de l'aigle à tête blanche. Les guides offrent aussi des forfaits de pêche et de chasse sportives. 

Le point de départRETOURNEZ AU LISTE 

Toutes ces propositions d'expériences d'écotourisme sont associées à un bassin côtier et à un bassin hydrographique intérieur à l'extrémité sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Cette destination écotouristique est liée à la rivière Tousquet ou « Neketaouksit »; la magnifique rivière fourchue à marées des Mi'kmaqs, peuple des Premières Nations. 

Le village de Tousquet se trouve à un endroit privilégié sur les rives de la rivière à son embouchure où les marées rencontrent les fourches du cours d'eau. Il s'agit d'un point central à toutes les expériences d'écotourisme proposées pour la côte et les régions intérieures. Le village est aussi au centre de l'infrastructure des routes, des cours d'eau, des communautés, des musées et de certaines installations. Ce village pourrait être l'adresse de destination ou le lieu de départ. 

Au cours de l'histoire, ce village central a été un lieu d'établissement pour les Mi'kmaqs, les Loyalistes, les Planters et les Acadiens. Il s'agit également d'un port historique lié à la pêche, au commerce du bois, aux moulins, au transport et à la construction de bateaux. Un édifice de 200 ans qui servait autrefois de palais de justice et de prison a été transformé en musée et il pourrait servir de centre d'écotourisme. Néanmoins, il faudrait éventuellement songer à la construction d'un centre d'écotourisme moderne. Il est nécessaire de se doter d'un lieu de destination afin de renseigner les visiteurs sur la diversité de la région et de les diriger vers les expériences écotouristiques de leur choix. 

Un trottoir et quai flottant en planche avec panneaux interprétatifs installés le long de la rive scénique du village de Tousquet serait un atout très important lorsqu'il s'agira de lancer l'écotourisme dans cette région. 

Liste d'activités possiblesRETOURNEZ AU LISTE1. Activités liées à la nature 

  • À la découverte de la nature 
  • L'interprétation de l'écologie 
  • L'identification de plantes 
  • Les tours en voiture 
  • Les tours en autobus 
  • Les tours en bateau 
  • Les tours en avion 
  • Les tours de quais 
  • Les tours guidés 
  • Le camping 
  • L'observation de la faune 
  • L'observation des oiseaux 
  • La visite de lieux pittoresques 
  • La photographie de la nature 
  • La peinture 
  • Les pique-niques 
  • L'observation des marées 
  • L'appréciation du climat 
  • La respiration de l'air salin 
  • L'observation de couchers de soleil 
  • Les bains de soleil 
  • La marche pour la détente 
  • La randonnée 
  • Le cyclisme 
  • L'équitation 
  • La marche pour rôder les grèves 
  • La navigation de plaisance 
  • Le kayak de mer 
  • Le canotage 
  • Le camping pédestre 
  • La visite de lieux sauvages 
  • La pêche 
  • La chasse 
  • La cueillette de myes (coques) 
  • La cueillette de moules 
  • La cueillette de bigorneaux 
  • La cueillette de baies 
  • Le golf 
  • La natation 
  • La plongée sous-marine ou la plongée libre 

 2. Activités culturellesActivités culturelles associées à la pêche 

  • L'apprentissage de l'histoire 
  • L'apprentissage de la culture 
  • La visite de communautés 
  • La visite de musées 
  • La visite de sites historiques 
  • La visite d'églises 
  • La participation aux festivals 
  • La dégustation de mets 
  • La recherche généalogique 000000000000 000000 00000000000 
  • La visite de quais 
  • La visite des flottilles de pêche 
  • Les contacts avec les pêcheurs 
  • La visite des cabanes de pêche 
  • La visite des phares 
  • La visite des viviers de homards 
  • La visite des sites d'aquaculture 
  • La visite des chantiers de construction de bateaux 
  • La visite des usines de transformation du poisson 

 

  

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